La Plateforme RSE et l'environnement

Aider les TPE/PME à réduire leurs consommation de ressources, droit à l’expérimentation dans l’industrie, enrichissement de la méthodologie des analyses des cycles de vie, introduction des critères environnementaux dans l’évaluation des dirigeants et des salariés, systématiser les clauses environnementales dans les achats publics, formation des magistrats au droit de l’environnement, renforcer les audits en la matière… tels sont les plus notables des propositions de la Plateforme RSE dans son rapport RSE et environnement

La RSE pour les "petits"

Adapter la RSE aux TPI, PME et ETI alors qu’elle reste, sauf heureuse exception, cantonnée aux grands groupes, est un objectif de la Plateforme RSE. Et pour cela, la Plateforme se lance dans une expérimentation qui s’adresse aux fédérations professionnelles.

Expérimenter, cela signifie ne pas imposer un prêt-à-porter plus ou moins bien adapté ; passer par le volontariat, c’est commencer par les branches et les entrepreneurs les plus motivés ; impliquer les fédérations professionnelles, cela veut dire travailler sur les espaces significatifs (mon boulanger peut avoir de bonnes idées et tender de les mettre en pratique, la fédération de la boulangerie sera plus à même de mutualiser ces dites initiatives).

La Plateforme RSE et les droits humains

 La Plateforme RSE a adopté des propositions concernant le Plan national pour le développement de la responsabilité sociale des entreprises et le Plan national pour l'application des Principes des Nations unies pour les droits de l'Homme et les entreprises, plans nationaux dont la Commission européenne avait demandé l'élaboration à chaque Etat-membre dans une communication en date du 25 octobre 2011. 
L'instance de concertation multi  parties prenantes qu'est la Plateforme RSE a adressé ces propositions au Premier ministre. 
Il est à souhaiter que l'Etat les fasse rapidement siennes et les adopte comme Plans nationaux pour la France. 

Edito Chaîne de valeur dans l'habillement

          Le drame du Rana Plaza – l’effondrement d’un immeuble situé près de Dacca, capitale du Bangladesh, et abritant des ateliers de confection, qui fit 1138 morts, des centaines de disparus, ceux-ci curieusement absents de la mémoire collective, et plus de deux mille blessés – a, par son ampleur même, choqué une large part de l’opinion publique occidentale. Car mille morts en une seule fois retiennent plus l’attention des médias et par suite des téléspectateurs que cent fois dix morts. Devant les images de l’immeuble effondré, certains consommateurs se sont dit qu’ils avaient peut-être du sang sur les vêtements.

La Plateforme et la chaîne de valeur

 La Plateforme nationale RSE a livré en date du 1er juillet un « état des lieux provisoire » ainsi que des « pistes de recommandations ». Nos lecteurs qui ne se rappelleraient plus très bien ce qu’est la Plateforme RSE pourront aller voir les Missives 55 et 57 sur le site gestion-attentive.com ou explorer résolument strategie.gouv.fr. Pour faire bref, la Plateforme rassemble une bonne partie de ceux qui s’intéressent à la RSE, lesquels travaillent sous la houlette du Commissariat général à la stratégie et à la prospective.

La Plateforme RSE : mise en place et présidence

 A la suite de la Conférence environnementale de septembre 2012, une Plateforme d’actions sur la Responsabilité sociétale des entreprises a été mise en place le 17 juin 2013. Constituée de différentes parties prenantes - organisations syndicales d’employeurs et de salariés, associations, réseaux impliqués dans la RSE - , « La plateforme RSE doit permettre aux acteurs concernés de débattre des enjeux de la RSE et de les faire participer, notamment dans le cadre de groupes de travail thématiques, à la mise en œuvre d’une promotion dynamique, cohérente et ambitieuse de la RSE. »