Une pièce de théâtre pour provoquer le débat

Parties prenantes. C'est le nom d'une pièce de théâtre pédagogique écrite par Stéphanie Savel et Jean-Pierre Gauthier d'ASG Conseil, présentée le 6 octobre aux ban et arrière ban du secteur de la RSE, après des répétitions actives auxquelles les proches apportaient un regard critique et une avant première à Développement et emploi.

Le dromadaire africain et la poule britannique

Ceva Santé animale fabrique des médicaments pour les animaux. Cette entreprise présidée par Philippe du Mesnil a en réalité deux métiers distincts correspondants à des marchés fort différents: celui des animaux de compagnie et celui des animaux dont les humains consomment les produits. Le premier est sociologiquement de plus en plus proche de la santé humaine et les acheteurs y sont relativement indifférents aux prix, le second connaît de réelles contraintes économiques. L'un et l'autre sont soumis à des contraintes réglementaires lourdes.

Édito: Pour la richesse ou pour la gloire?

Marie-Noëlle AubergerUn des leviers, et sans doute le principal, de la diffusion massive de la responsabilité sociale dans les entreprises sera l'intérêt économique. Les grandes entreprises sont tenues d'afficher leur souci de RSE mais seule une minorité de dirigeants d'entreprise petite ou moyenne, citoyens conscients de leurs devoirs, s'intéressent à la RSE pour des raisons de principe. La mise en conformité absolue avec les principes fondamentaux de l'Organisation internationale du Travail et la Déclaration universelle des droits de l'Homme, d'une façon générale la prise en compte des externalités - sans parler même de démocratie industrielle! - est une démarche exigeante, donc dispendieuse et chronophage, qui ne s'impose pas spontanément aux dirigeants qui ne sont soumis ni à la loi NRE ni à la pression de l'opinion. Le risque est alors que la RSE - réelle ou apparente, ceci est un autre débat - reste cantonnée aux très grandes entreprises médiatisées et aux militants d'une économie humaniste.

Les rapports NRE vus par Alpha Études et la CGT

Alpha Études et la CGT ont réitéré leur étude sur les rapports "NRE" des entreprises du CAC 40, présentée le 8 juillet 2004. A l’automne paraîtra une autre étude sur les entreprises du SB 120. Jean-Christophe Le Duigou rappelle que l’étude effectuée en 2003 sur les rapports 2002 avait considéré ceux-ci comme insuffisants dans la plupart des cas;  il note une amélioration de la présentation pour les deux tiers des entreprises mais déplore que les entreprises privilégient le périmètre "monde" par rapport au périmètre "France", ce qui révèle l’abandon d’une problématique nationale.

Théorie économique et management responsable

Bien des économistes considèrent que la RSE n’est pas un objet scientifique. Christian Le Bas, directeur du Groupe de recherche en économie et management des organisations (ESDES, Université catholique de Lyon) salue les discours hétérodoxes des économistes qui ont théorisé que l’homo oeconomicus n’était pas une machine à optimiser faisant toujours preuve d’opportunisme.

Édito: Rapports NRE en progrès formel et recherche d’un management responsable

Maroe-Noëlle AubergerAnalysant le coté social et sociétal des rapports "Loi NRE" des entreprises du CAC 40, la CGT reconnaît que celles-ci ont réalisé des progrès par rapport à l’année précédente qui était la première pour laquelle cet exercice était obligatoire. Mais l ‘analyse porte sur la conformité au décret d’application et sur la qualité de l’information, non sur sa véracité. Les entreprises ne faisant pas certifier la véracité des informations données par les commissaires aux comptes ni ne les soumettant officiellement au Comité central d’entreprise, on peut penser qu’il s’agit plus dans beaucoup de cas d’un exercice de communication que d’un outil de management.