La RSE, une obligation non transférable

"" Pour nous, la Responsabilité sociale et sociétale des entreprises n’est pas qu’un sigle. Cela doit devenir une obligation pour toutes les entreprises, une obligation ni transférable à la sous-traitance, ni entravée par les frontières."" (Laurent Berger, le 5 juin 2014, au congrès de la CFDT qui vient de le réélire secrétaire général)

Quelques autres extraits qui nous paraissent intéressants: 

""La maturité n’a pas encore touché l’ensemble des partenaires sociaux, comme le montrent les contradictions du patronat entre les accords qu’il signe et les discours qu’il tient quand il s’agit de passer à la mise en oeuvre. L’État n’est pas en reste quand il est lui-même employeur et fait parfois douter des vertus de la démocratie sociale.""

""Pour construire une stratégie industrielle efficace, les filières d’activités sont des lieux essentiels. Elles doivent permettre de mieux anticiper les emplois de demain et préparer la transition écologique tout en répondant aux besoins des salariés. Pour la CFDT, cet engagement dans les filières traduit aussi son exigence de coopération des entreprises et d’une responsabilité des grandes entreprises envers les PME, les entreprises sous-traitantes. Ce sont des conditions essentielles à une économie de la qualité.""

""Et des services publics de qualité, il faut bien les financer ! La solidarité, qui doit être au coeur de notre mode de développement, c’est aussi payer des impôts. Le consentement à l’impôt est l’’un des piliers de notre pacte républicain, il faut le rappeler avec force au moment où se développe un discours anti impôt.""

""Nous le disons au patronat : il n’y aura pas d’aides dans le cadre du pacte de responsabilité sans contreparties débattues et négociées dans les branches et les entreprises. Si le patronat reste sur une posture attentiste ou reporte à la rentrée voire au-delà les négociations prévues le 5 mars dernier (il y a déjà trois mois), la CFDT demandera l’arrêt du Pacte de responsabilité. Si le patronat ne s’engage pas pour toute la durée du Pacte, la CFDT prendra acte et demandera la remise en cause de la trajectoire. Être exigent avec le patronat, c’est ne pas pratiquer l’invective et l’insulte, c’est le mettre en face de ses responsabilités.
Pour la CFDT, le Pacte est avant tout la base d’une dynamique qui doit nous permettre de retrouver confiance dans notre destin collectif, réussir la mutation économique pour créer des emplois de qualité et moderniser notre modèle social pour le renforcer.
Loin d’être la cause des efforts douloureux que la situation financière de notre pays impose, le pacte est le moyen de donner du sens à ces efforts et doit être l’occasion de peupler l’agenda du futur d’objectifs positifs
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http://laurentberger.cfdt.fr/upload/docs/application/pdf/2014-06/repons…