Grenelle de l’environnement: La méthode et le discours

Le Grenelle de l’environnement a été une réussite du point de vue de la méthode. Certes, tous ceux qui auraient voulu en être n’ont pas été conviés, la question de la représentativité se posant encore plus en matière d’environnemental qu’en matière de social. Mais les principaux acteurs étaient bien là, pour parler au nom de leurs mandants nationaux ou en celui des parties prenantes muettes mondiales, et ils ont réellement débattu les uns avec les autres.

Edito: Grands progrès dans l'affichage

L’environnement est en pointe dans l’actualité médiatique, non sans son lot de contradictions: le prix Nobel de la Paix a été attribué à un collectif d’experts climatologues travaillant pour l’ONU et à un homme politique étatsunien reconverti en conférencier à grand spectacle; la France, comme chacun sait pays de clans prompts à l’agitation et de fiefs aux frontières farouchement protégées, a débattu collectivement sur le changement climatique et s’est demandée s’il n’y avait pas quelque chose à faire par les uns et les autres et pas seulement par l’Etat; la pollution des sols et des eaux de la plupart de ses régions, Antilles comprises, devient de plus en plus connue; la présence, ancienne, de pyralène dans le bassin du Rhône n’est plus niée comme le furent les effets du nuage de Tchernobyl; la procédure d’infraction ouverte envers la France (ainsi que l’Espagne et la Slovénie) par la Commission européenne pour non respect des normes en matière de dioxyde de soufre ne sert d’argument antieuropéen qu’aux plus obtus; une commission présidée par un intellectuel de gauche propose la disparition de la référence constitutionnelle du principe de précaution; des universitaires et des syndicalistes de la rive sud de la Méditerranée veulent s’emparer des principes du développement durable en les lisant à la lumière de leur culture et en essayant de ne pas commettre les mêmes erreurs que leurs voisins du nord.

Dans la bibliothèque: Les nouveaux enjeux de la négociation sociale internationale

Les accords cadres internationaux sont signés entre la direction d'une entreprise multinationale et une fédération européenne ou internationale sectorielle, parfois contresignés par les organisations syndicales du pays du siège, le comité d'entreprise européen, voire avec la présence à titre de témoin de l'Organisation internationale du travail. Les ACI sont principalement le fait de multinationales d'origine européenne mais certaines sociétés extra communautaires s'y mettent. Plus nombreux depuis 2002, les ACI explicitent de plus en plus des préoccupations de RSE.

Dans la bibliothèque: La revanche de la civette masquée

Sous ce titre de cape et d'épée se cache une analyse des épizooties dont la transmission à l'homme a fait trembler, ces dernières années: maladie de la vache folle, SRAS, grippe aviaire. Ecrite par un spécialiste et destinée au public, dans un style avenant et avec un réel souci pédagogique, l'ouvrage démontre notamment comment, les principaux vecteurs de dissémination sont, bien plus que les vols d'oiseaux migrateurs, le tourisme et le commerce international voire même les visites protocolaires d'élus locaux.

La RSE dans la filière automobile

L'industrie automobile était une des principales filières industrielles du XXe siècle et garde un rôle important dans le XXIe commençant. Les modes organisationnels de production, du taylorisme au juste-à-temps, sont nés dans ce secteur, l'ouvrier professionnel de l'industrie automobile a longtemps été l'archétype du travailleur moderne, son influence est grande sur les territoires où elle est implantée. Ses effets sur l'environnement physique, de par la construction des véhicules et de par leur usage, sont importants.

Népotisme et syndicalisme responsable à La Poste au Congo-K

L'Office Congolais des Postes et des Télécommunications (Congo Kinshasa, ex-Zaïre) était, comme toute entreprise nationale du temps de Mobutu, livrée à une gestion approximative, plus fondée sur le clientélisme et la corruption que sur le l'intérêt social de l'entreprise ou l'intérêt général du pays. Les effectifs étaient pléthoriques et les salariés comptaient, à la veille du départ du président à vie, environ trente mois de salaire impayés.

Edito: Le bruit sur la Toile

Marie-Noëlle AubergerPas d'éditorial pensé cette fois-ci, simplement quelques matières à réflexion après une série de requêtes sur un célèbre moteur de recherche.

 

Si on tape "développement durable" on a accès à environ 2 200 000 pages. "Développement durable" et "changement climatique" sont le plus souvent associés puisque 1 850 000 pages contiennent les deux termes ("changement climatique" seul atteint 1 940 000 pages).

Un ministre du développement durable au cœur du gouvernement français?

Christian Brodhag, qui fut trois ans délégué interministériel au développement durable, livre son testament sous la forme de deux documents de réflexion. Dans l'un il s'interroge: Quelle organisation gouvernementale pour s'assurer de la prise en compte des exigences d'un développement durable? et dans l'autre, écrit avec le concours des Hauts fonctionnaires du développement durable, il émet des propositions pour une réforme des institutions, définissant le rôle d'un ministre délégué au développement durable auprès du Premier ministre.