rémunération

Édito: Pour la richesse ou pour la gloire?

Marie-Noëlle AubergerUn des leviers, et sans doute le principal, de la diffusion massive de la responsabilité sociale dans les entreprises sera l'intérêt économique. Les grandes entreprises sont tenues d'afficher leur souci de RSE mais seule une minorité de dirigeants d'entreprise petite ou moyenne, citoyens conscients de leurs devoirs, s'intéressent à la RSE pour des raisons de principe. La mise en conformité absolue avec les principes fondamentaux de l'Organisation internationale du Travail et la Déclaration universelle des droits de l'Homme, d'une façon générale la prise en compte des externalités - sans parler même de démocratie industrielle! - est une démarche exigeante, donc dispendieuse et chronophage, qui ne s'impose pas spontanément aux dirigeants qui ne sont soumis ni à la loi NRE ni à la pression de l'opinion. Le risque est alors que la RSE - réelle ou apparente, ceci est un autre débat - reste cantonnée aux très grandes entreprises médiatisées et aux militants d'une économie humaniste.

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