MN Auberger

Note de lecture : La RSE dans l’industrie chinoise : une recomposition de la relation salariale ?

Clément Séhier, économiste au Centre lillois d’Études et de Recherches Sociologiques et Économiques, CLERCÉ, Université Lille I, a publié un long et intéressant article intitulé "La responsabilité sociale des entreprises dans l’industrie chinoise : une recomposition de la relation salariale ? dans la Revue de la Régulation début 2014. Il est aussi l’auteur de l’article « Chine » dans le Dictionnaire critique de la RSE paru aux Presses universitaires du Septentrion.

Les entreprises chinoises et le Pacte mondial de l’ONU (Global Compact)

Le Pacte mondial rassemble les entreprises qui « s’engagent à aligner leurs opérations et leurs stratégies sur dix principes universellement acceptés touchant les droits de l’homme, les normes du travail, l’environnement et la lutte contre la corruption. »

Rêve de Chine et responsabilité sociale

La RSE telle qu’elle est vue aujourd’hui en Chine a deux origines. La première est locale, mélange du vieux fond confucianiste et des restes du paternalisme d’Etat envers les ouvriers à statut, elle réapparait après des années de capitalisme sauvage excessif et irresponsable. La deuxième est une greffe occidentale, plutôt européenne, théorisée dans l’attention aux parties prenantes. Les deux se conjuguent dans une conception utilitariste de la RSE, qui est vue à la fois comme la manière de réduire les risques, notamment réputationnels, le moyen d’obtenir un permis social d’opérer, et celui d’optimiser la performance globale dans une vision à plus long terme.

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