Anti-gaspi alimentaire

Gaspillage alimentaire ? La société civile et les pouvoirs publics ont plus ou moins pris la mesure du problème et des initiatives ont vu le jour. Même s’il reste à faire, il semble assez loin le temps où certains dirigeants de grandes surfaces arrosaient d’eau de Javel leurs invendus pour empêcher les glaneurs de se servir dans leurs poubelles. La loi Garot a changé les choses.

Quelques notes, en vrac :

L’Union des métiers et des industries de l'hôtellerie – UMIH – a édité en octobre 2017 un petit livre de recettes « Les chefs s’engagent : leurs recettes ANTI-GASPI » afin de faire découvrir des recettes gastronomiques zéro-déchets. Un an après, le livre est épuisé.
Pourquoi n’est-il pas disponible sous format électronique ?

Un certain nombre de restaurateurs ne sont plus étonnés quand le client demande d’emporter ce qui reste dans son assiette.

L’application To good to go, d’origine danoise, a gagné la France. Des restaurateurs ou boulangers vendent à prix cassé les plats ou sandwiches qui leur restent en fin de service.
(voir Assiette et Planète)

La société Comerso a pour devise « les invendus ont de la valeur ». Implantée dans le Lot-et-Garonne, elle s’adresse aux entreprises pour leur permettre de réduire et valoriser leurs invendus et aux associations pour percevoir au quotidien des marchandises alimentaires et non-alimentaires de qualité. Elle entend « transformer les industriels en entreprises zéro-déchet ». SAS dont les actionnaires sont Aquiti Gestion, un fonds d’investissement de Nouvelle Aquitaine, et Impact Partenaires un « investisseur à impact social », elle se définit comme « Social Business ».

La ville de Paris et les mairies d’arrondissement distribuent des composteurs ou lombricomposeurs pour collectivités et particuliers (4000 inscrits en 2017, 1100 composteurs distribués).

L’entreprise Phenix récupère et gère les invendus et déchets alimentaires. Elle vient de lever 15 millions d'euros pour internationaliser son concept. En même temps, Phenix a crée son premier magasin sous l'enseigne Nous anti-gaspi, en Ille-et-Vilaine, et espère étendre le réseau.

Soutenue par l’ADEME, le SYCTOM, la Ville de Paris et la Région Île-de-France, la société Moulinot recycle les déchets alimentaires de restaurants et cantines parisiens en les transformant en compost grâce à des lombrics. Elle a pour principe « Ce qui vient de la terre doit retourner à la terre » et pour devise « En vers et pour tous ». 
(voir Économie circulaire et économie de la fonctionnalité dans une entreprise sociale et solidaire et Moulinot et Pradexo par eux-mêmes)

Et il y en a bien d'autres...