La Plateforme RSE et l'environnement

Aider les TPE/PME à réduire leurs consommation de ressources, droit à l’expérimentation dans l’industrie, enrichissement de la méthodologie des analyses des cycles de vie, introduction des critères environnementaux dans l’évaluation des dirigeants et des salariés, systématiser les clauses environnementales dans les achats publics, formation des magistrats au droit de l’environnement, renforcer les audits en la matière… tels sont les plus notables des propositions de la Plateforme RSE dans son rapport RSE et environnement

Au sein de la Plateforme RSE (en version longue Plateforme nationale d’actions globales pour la responsabilité sociétale des entreprises) un groupe de travail RSE et environnement constitué en 2016 et animé par Sylvain Boucherand, de Humanité et biodiversité, et depuis décembre 2017 président de la Plateforme, a produit un rapport édité en septembre 2018 dont les co-rapporteurs sont Alain Pierrat et Aurore Friès, qui représentent l’Union des Industries Chimiques –UIC- et Geoffroy de Vienne, de la Confédération Française des Travailleurs Chrétiens –CFTC-.

Sous-titré Économie circulaire, gouvernance et responsabilité environnementale, il effectue un état des lieux de l’environnement dans les démarches RSE, fait des constats et des recommandations sur l’économie circulaire, et s’intéresse à la prise en compte de l’environnement dans la gouvernance d’entreprise.
 
De très nombreuses propositions sont émises à destination du gouvernement, des acheteurs publics, des entreprises mais aussi de l’enseignement supérieur. On trouve aussi des recommandations qui n’ont pas fait l’objet d’un consensus global mais sont promues par une partie des membres. Parmi les propositions non totalement consensuelles, on peut noter que « plusieurs membres du pôle des entreprises et du monde économique, le pôle des organisations syndicales de salariés, le pôle des organisations de la société civile, le pôle des chercheurs et développeurs de la RSE et le pôle des institutions publiques » recommandent aux entreprises « de mettre en évidence les interdépendances et les impacts de leurs activités sur l’environnement (économie circulaire, climat, biodiversité, gaspillage alimentaire, etc.) dans la déclaration de performance extra-financière » et « de s’assurer que les questions environnementales fassent partie intégrante du dialogue social au sein de l’entreprise, au même titre que les questions économiques et sociales »
 
Riche aussi de références françaises, eurocommunautaires et internationales, ce rapport passionnera tous ceux qui pensent qu’il y a des choses à faire pour éviter que notre maison continue à brûler.
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Ce que nous avons déjà dit de la Plateforme :
Dans la Missive :
Sur le bloc-notes :
 
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