Missive 58

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Edito Chaîne de valeur dans l'habillement

          Le drame du Rana Plaza – l’effondrement d’un immeuble situé près de Dacca, capitale du Bangladesh, et abritant des ateliers de confection, qui fit 1138 morts, des centaines de disparus, ceux-ci curieusement absents de la mémoire collective, et plus de deux mille blessés – a, par son ampleur même, choqué une large part de l’opinion publique occidentale. Car mille morts en une seule fois retiennent plus l’attention des médias et par suite des téléspectateurs que cent fois dix morts. Devant les images de l’immeuble effondré, certains consommateurs se sont dit qu’ils avaient peut-être du sang sur les vêtements.

La Plateforme et la chaîne de valeur

 La Plateforme nationale RSE a livré en date du 1er juillet un « état des lieux provisoire » ainsi que des « pistes de recommandations ». Nos lecteurs qui ne se rappelleraient plus très bien ce qu’est la Plateforme RSE pourront aller voir les Missives 55 et 57 sur le site gestion-attentive.com ou explorer résolument strategie.gouv.fr. Pour faire bref, la Plateforme rassemble une bonne partie de ceux qui s’intéressent à la RSE, lesquels travaillent sous la houlette du Commissariat général à la stratégie et à la prospective.

Des nouvelles du Cambodge

 Nous avons laissé la situation au Cambodge à la date du 19 février, quand une réunion avait lieu entre les envoyés de grandes marques internationales de vêtements, les organisations syndicales internationales (IndustriALL Global Union et la Confédération syndicale internationale) et des membres du gouvernement cambodgien (voir La Missive n°56). Cette entrevue, sans la présence du patronat local, portait sur le montant du salaire minimal (autant dire le salaire effectif), la législation sociale et le sort des travailleurs emprisonnés suite aux manifestations des 2 et 3 janvier.

Tragédie de masse au Rana Plaza

Le 24 avril 2013, l’immeuble Rana Plaza s’écroulait au Bangladesh. Les vices de construction de cet immeuble entassant sur neuf étages (dont quatre montés sans permis de construire) plus de trois mille ouvriers (surtout des ouvrières) dans des ateliers de confection travaillant essentiellement pour l’exportation, conduisait à une des plus massives catastrophes industrielles de l’époque de la mondialisation. Le nombre des victimes (plus de mille morts, des centaines de disparus, deux mille blessés) a frappé l’opinion publique occidentale par son ampleur, bien plus que ne le font les accidents « ordinaires » dont les victimes se comptent par unités ou par dizaines et dont personne n’entend parler hors des frontières.

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