La RSE à l'international : un argument de vente et d'attractivité

Le cabinet BearingPoint publie chaque année avec HEC une étude portant sur le développement international. Cependant l'intitulé ne doit pas induire en erreur:  qu'on ne s'y méprenne pas, il n'y est pas question de developpement des nations mais de déploiement international du business des grands groupes français. 

L'étude 2016 s'intitule "Responsabilité Sociétale des Entreprises : frein ou levier du développement international ?"

Les points mis en exergue par les auteurs de l'étude sont les suivants: 

les premiers bénéficiaires de la politique RSE de ces groupes sont leurs clients mais une tendance "nouvelle" en 2016 est celle du rapport des salariés à la RSE. Ceux-ci "peuvent être eux-mêmes bénéficiaires de la RSE de leur entreprise, mais surtout, ils manifestent leur intérêt pour les engagements de leur employeur, car ces derniers suscitent un sentiment de fierté et d’appartenance, notamment chez les jeunes générations."

Ainsi "la RSE n'est plus seulement un argument de vente mais d'attractivité". Cependant, "pour que les entreprises puissent bénéficier de l'impact positif en matière d'image généré par la RSE", il convient qu'elles respectent une certaine cohérence car "les contradictions entre les engagements des entreprises et la réalité du terrain peuvent produire un effet désastreux sur l’image d’un groupe", surtout quand la presse pointe ces contradictions. "Le discours et le vernis RSE ne suffisent plus" (ce qui d'ailleurs semble indiquer qu'il ont suffi il y a quelques années) et il vaut mieux limiter la communication si'il se passe des choses pas très exemplaires le long de la chaîne de valeur. 

Les engagements RSE sont récents pour la plupart des entreprises, qui perçoivent une contrainte forte en termes de normes RSE dans l'Union européenne; cette contrainte les ennuie relativement peu en matière sociale (le quart des entreprises interrogées pensent être désavantagées par rapport à leurs concurrents internationaux) mais nettement plus d'un point de vue business (la moitié). 

Les entreprises étant de plus en plus jugées sur leurs performances extra-financières, même si la performance économique demeure première, elles disent avoir une réelle volonté d'investir et de s'implanter localement en respectant des standards sociaux et environnementaux. Loin du siège, il est parfois difficile de savoir ce qui se passe exactement chez les fournisseurs et partenaires locaux mais la plupart des entreprises se préoccupent du respect des engagements RSE de leurs fournisseurs, des sociétés qu'elles acquièrent ou dans lesquelles elles investissent. Cependant, une entreprise sur dix ne prend nullement en compte la RSE lors de ses investissements à l'international. 

 

On peut télécharger l'étude (31 pages, 2,42 MB) à partir de la page
http://www.bearingpoint.com/fr-fr/convictions/publications/developpement-international-et-rse/
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près avoir montré patte blanche en remplisant un questionnaire.