Bons cadeaux, bon cadeau?

Plus de la moitié des salariés français reçoit des cadeaux de la part de son entreprise ou de son comité d'entreprise en fin d'année, cela existe même dans les TPE; salariés comme employeurs sont satisfaits, particulièrement des titres-cadeau; ces "bons d'achat dédiés" à statut juridique à part (montants plafonnés, attrubution encadrée) et "à vocation familiale"(les trois quarts des titres sont attribués aux salariés et à leurs enfants à l'occasion de Noël et le huitième pour la rentrée scolaire) sont un "dispositif social privilègié" et même "un outil de dialogue social spécifique et encadré". 

C'est ce que nous dit entre autres la jolie infographie de l'Association professionnelle des émetteurs de chèques et cartes cadeaux à propos des Titres-cadeau d'oeuvre sociale ou TCOS Titres-cadeau multi-enseignes (voir plus bas).

Ces bons, qu'il faut distinguer à la fois des "avantages aux salariés" (que sont les titres-restaurant, les aides à la mutuelle, les cartes de transport) et des "activités sociales et culturelles" (définies ici comme "solidarité, loisirs, sport, aide aux vacances, chèques-vacances"), ne sont parait-il ni un complément de salaire ni un cadeau ni un avantage en nature mais ils sont "un soutien à la consommation" et ont "un impact indéniable sur l'économie nationale". 

Des esprits critiques pourraient y voir une légère contradiction.

Mais il est très important pour les émetteurs de titres de parer à toute tentative de l'URSSAF ou du fisc de mettre fin aux exonérations dont ils bénéficient, comme l'avait tenté l'article 28 bis de la "Loi Travail".