Theresa May, Mirova et la rémunération des dirigeants

 Face à l’extravagance de la rémunération des patrons de grande entreprise, Theresa May (première ministre britannique) propose un plan d’action en quatre volets :

Un renforcement du droit des actionnaires sur les sujets de rémunération, via un vote contraignant sur le rapport des rémunérations ;
Une exigence de transparence accrue, via notamment la publication d’un ratio de rémunération comparable à celui instauré aux EtatsUnis ;
Une simplification des structures de rémunération variable, notamment le bonus, de façon à ce que la rémunération des dirigeant soit mieux alignée avec les performances à long-terme des sociétés ;
Une entrée des représentants de salariés dans les conseils d’administration.
 
Mirova, un investisseur responsable, filiale de Natixis Asset Management, groupe BPCE, a consacré une note à ce sujet. Il regrette que l’unanimité apparente des investisseurs de la place en faveur de ces propositions ne se soucie que du lien entre performance et rémunération et délaisse le sujet de l’équité. Il lui semble important, via sa politique de vote et d’engagement, d’encourager les entreprises à se saisir du thème « de l’équité des rémunérations et, plus largement, de celui de la création de valeur et de sa répartition. »
 
Il encourage les entreprises « à se doter d’une politique en la matière qui serait établie par le conseil et idéalement approuvée par ses actionnaires et ses salariés (via, par exemple, une meilleure représentation dans les conseils). »
 
On ne peut pas être contre.