Un artisanat socialement responsable ?

 Les grandes entreprises, sous la pression sociale puis celle de la législation, ont mis en place des systèmes de mesure des effets de leur action sur leurs parties prenantes, notamment l’environnement ; certaines disent avoir intégré la responsabilité sociétale dans leur stratégie, d’autres se contentent d’opérations de communication. Les PME ont, pour la plupart, réagi plus tard, même s’il fut parfois de bon ton de proclamer qu’elles faisaient de la RSE comme monsieur Jourdain de la prose. Les microentreprises, notamment les entreprises artisanales, n’ont, jusqu’à récemment, guère été touchées par l’extension du phénomène RSE mais les choses sont en train de changer.

Des instituts de beauté responsables

Monique Amoros est co-présidente de la Confédération Nationale Artisanale des Instituts de Beauté (CNAIB), membre du Conseil National de l’UPA, conseillère au Conseil économique, social et environnemental, et depuis janvier 2015, membre titulaire de la plateforme nationale RSE au titre de  l’UPA.

La CNAIB est issue de la fusion, intervenue en 2004, de la FNGAEC - Fédération Nationale des Groupements Artisanaux de l’Esthétique et de la FFIB - Fédération Française des Instituts de Beauté, celle-ci issue du SNIB - Syndicat National des Instituts de Beauté, créé en 1947. Les deux présidentes des anciennes fédérations coprésident le nouvel organisme. 

Monique Amoros nous explique comment des esthéticiennes en sont venues à intégrer la RSE dans leurs préoccupations.

Ingénieures et techniciennes, avec SPIE Est

 Les métiers sont très "genrés": aux hommes la technique et l'action sur la matière, aux femmes les soins à la personne; les femmes actives sont concentrées dans un petit nombre de métiers. Le constat est connu. Pour faire évoluer la situation, l'entreprise SPIE Est s'est alliée à l'association Elles bougent afin d'amener de nombreuses filles à embrasser les professions d'ingénieur et de technicien. 

La responsabilité des entreprises donneuses d'ordre

 Le débat à l'Assemblée nationale le 23 janvier 2015 à propos de la proposition de loi sur la responsabilité des entreprises donneuses d'ordre. Une vraie question juridique : la présomption de responsabilité serait-elle irréfragable ou non? y aurait-il renversement de la charge de la preuve? Le texte a été renvoyé en commission, au grand mécontentement des ONG.