Entreprises et politique environnementale

 par Chloé Lespagnol, participante à l’atelier

(à l’époque stagiaire au Rongead, aujourd’hui volontaire civique au REFEDD, chargée du projet mobilité).

 L’Association SEE (Society of Entrepreneurs and Ecology), travaille dans trois grands domaines, à savoir contrôler la désertification et préserver la biodiversité dans la région d’Alxa (Mongolie intérieure), soutenir les ONG chinoises agissant dans le domaine de l’environnement et enfin encourager les entreprises installées en Chine à inclure la protection de l’environnement dans leur stratégie.

Cette association est financée par les entreprises qui en sont membres. Des représentants d’entreprises chinoises membres de cette association ont dénoncé une situation dans laquelle le pouvoir politique verrouille toute prise de décision locale et empêche le développement d’une société civile efficace, éléments fondamentaux pour répondre aux enjeux écologiques actuels.

Du dialogue au sujet de la responsabilité écologique des entreprises et des politiques environnementales, il ressort un certain nombre d’éléments.

Problèmes clés :

La consommation matérielle est trop importante et est stimulée par les pouvoirs publics pour assurer une croissance économique. La coopération entre les parties prenantes (gouvernements, entreprises, ONG) est insuffisante en Europe et encore plus en Chine. Le suremballage est un problème majeur, en Chine aucune loi ne le règlemente, en Europe l’emballage reste trop important malgré des dispositions législatives. Le mode de vie actuel des consommateurs ne répond pas à la nécessité de construire une société durable. La politique du gouvernement chinois est inadaptée aux enjeux environnementaux, il n’y a pas assez de lois pour sanctionner les comportements dangereux pour l’environnement ou pour stimuler les comportements positifs.

Expériences pertinentes

Les Chinois ont fait part d’actions volontaires d’entreprises favorisant un emballage minimal (exemple de l’emballage du téléphone produit par Broad : un simple emballage en carton, de petite taille). Les Européens ont mentionné des lois pour protéger l’environnement et des nouveaux outils de gestion environnementale utilisés par certaines entreprises (ex. EMAS, Eco-label, Green Procurement, Bilan Durabilité, Eco-design). L’édiction de ces règles et outils peut être stimulée par la société civile (les dispositions législatives de l’UE qui sanctionnent le suremballage par des amendes ont été prises sous l’influence des associations).

Les problèmes environnementaux devraient être pris en compte lors de l’évaluation de la performance d’un gouvernement (en Chine et ailleurs, les gouvernements ne sont appréciés que par rapport à la croissance du PIB).

Le calcul de l’empreinte écologique d’un produit s’effectue dès le début de sa production : il s’agit de produire les produits écologiques de façon écologique.

Il est bon de privilégier les circuits courts de consommation en évitant les intermédiaires (par exemple, l’achat direct de fruits et légumes au producteur pour limiter les kilomètres parcourus par le produit).

Perspectives pour le futur :

Des indicateurs environnementaux précis devraient être définis afin d’évaluer les performances environnementales du gouvernement (proposition d’un Chinois : chaque année, on regarde si le gouvernement a permis la réduction des émissions de gaz à effet de serre, si non : il doit s’en aller !) ; Dialogue, coopération entre toutes les parties prenantes : la société civile doit réellement participer à l’élaboration des lois.

Actions préconisées :

Distribution de quotas égaux d’énergie, d’eau par personne dans le monde entier (quotas qui pourraient être vendus et achetés) ;

Empreinte écologique indiquée sur chaque produit ;

Mise en place d’une fiscalité concernant l’environnement.

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