Vingt ans après

 

Radu Minea est un chercheur scientifique roumain, président de la fédération syndicale FSLCPR (Fédération des Syndicats des Employés en Recherche et Développement de Roumanie), représentative au niveau national pour la recherche scientifique et le développement. Il livre ici quelques impressions sur les changements qu’il a constaté en Chine.

La participation au Forum Chine-Europe m’a donné l’occasion de revoir la Chine après presque vingt ans. Ma première expérience de la situation chinoise m’a été apportée par la participation à un symposium scientifique, organisé par l’Académie chinoise de Beijing où j’avais longuement parlé avec mes collègues du monde scientifique. L’expérience de 2010 a été différente, et les milieux que j’ai rencontrés n’étaient pas les mêmes. En discutant avec des participants chinois au forum, des jeunes universitaires qui nous ont servi de guides, des personnes d’âges divers, j’ai constaté de grands changements dans la tenue des gens ordinaires, dans l’aspect des rues et dans les conditions de la vie.

La vie quotidienne se rapproche tendanciellement de celle que nous connaissons en Europe. Néanmoins, j’ai noté que les Chinois se référent fréquemment à la période de Mao et restent pleins d’admiration et de respect pour les réalisations de cette période, dont ils justifient la nécessité. En Chine, les conditions de la vie changent vite, il n’en est pas de même de la mentalité, et cela apparaît très nettement quand on compare avec l’ex colonie Hong-Kong, récemment intégrée.