Produits industriels: en attendant un bilan écologique global (la suite)

Un fidèle lecteur trouve que nous n'avons pas assez insisté sur la nocivité des sacs plastiques. Il écrit: "Passer du jetable au durable est toujours plus profitable à la planète et si les sacs de caisses ne font qu'un poids infime des ordures, vous savez:
- qu'ils ont une très haute valeur symbolique pour le consommateur et donc leur arrêt aussi
- que ces sacs font des ravages visuels à 20 km autour de toutes les villes du tiers monde
- que plusieurs espèces de la faune marine en meurent étouffées
- que nos réseaux d'égouts en débordent et doivent donc être inutilement surdimensionnés.
"

Le ministre de l'Emploi dénonce l'inefficacité des services du même nom

Les mauvais résultats obtenus par la France en matière d'emploi s'expliquent aussi par la multiplicité des acteurs qui interviennent en la matière, sans coordination ni méthodes communes. Les Assedic accomplissent leur tâche assurantielle, l'ANPE fait de la mise en relation instantanée mais pas de gestion prévisionnelle des emplois, le dispositif de formation professionnelle est placé sous la responsabilité des conseils régionaux, les chambres consulaires vivent leur vie, tandis que les Missions locales et autres services de l'Etat agissent selon leur propre logique. Ce "système aux légitimités éclatées" est inefficient. Ce constat sévère était celui de Jean-Louis Borloo, ministre de l'Emploi, de la Cohésion sociale et du Logement du gouvernement Villepin, lors de sa rencontre avec l'Association des journalistes de l'Information Sociale le 6 septembre 2005.

Mécène et licencieur

Sur sa page d'accueil, l'entité française d'un groupe multinational, affiche fièrement ses valeurs: "Responsabilité sociale de l'entreprise, développement durable, éducation, e-inclusion, environnement, mécénat et philanthropie". On peut lire un peu plus loin: "La démarche citoyenne d'XX est centrée sur les trois domaines (…) dans lesquels elle développe depuis plusieurs années de nombreux projets : le mécénat, l'investissement sociétal, l'environnement." Plus de cent vingt associations sont soutenues en France par l'entreprise ou sa fondation, dans les domaines de la Culture, de la Philanthropie et de l'Education (avec les majuscules).

RSE et rôle des parties prenantes

Les deuxièmes rencontres annuelles du CFIE ont eu lieu le 5 septembre 2005 à Paris, rassemblant autour de l'équipe du CFIE les représentants "responsabilité sociétale" de diverses associations, des chercheurs et des consultants.

Le mécénat de compétences

"Entreprises, salariés et associations pour un partenariat de compétences", c'est assez symboliquement au siège du Medef que ce colloque organisé par deux associations d'entreprises mécènes, Admical et IMS-Entreprendre pour la Cité, sous l'égide du Ministère de la jeunesse, des sports et de la vie associative, faisait se rencontrer le 13 septembre deux mondes qui s'ignorent de moins en moins.

Edito: Entreprises, associations, salariés et bien commun

Marie-Noëlle AubergerA une semaine d'intervalle se tenaient en septembre deux colloques portant peu ou prou sur les rapports entre entreprises et associations, l'une organisée par le Centre Français d'Information sur les Entreprises, l'autre par IMS - Entreprendre pour la cité et Admical.

Consommateur responsable et produits financiers

Quelle est la première responsabilité d'une entreprise? Pour la majorité des Français interrogés en février 2005 par Ethicity, la réponse est claire: assurer la sécurité de ses salariés par la pérennité de leur emploi. Elizabeth Pastore-Reiss, directrice d'Ethicity, qui présentait les résultats d'une étude de marketing pour les produits financiers responsables lors d'un petit déjeuner Novethic, note aussi une perte de confiance envers les grandes entreprises alors que les PME sont considérées comme plus fiables. Globalement, les Français sont très sceptiques sur la compatibilité des préoccupations sociales et environnementales et la recherche du profit.

Produits industriels: en attendant un bilan écologique global

On entend ce mois-ci sur les ondes françaises une publicité pour les sacs plastiques présentant ceux-ci comme un produit favorable à l'environnement, produisant de l'énergie par combustion dans les déchets ménagers. Cette campagne fait suite à une autre, par laquelle un grand distributeur présentait les dits sacs plastiques comme une nuisance écologique majeure et préconisait pour les remplacer l'usage de sacs de même matériau mais de plus grande contenance, réutilisables.

Tourisme de masse, tourisme social, tourisme responsable

Le tourisme, aujourd'hui une des très grandes branches économiques mondiales, est parfois farouchement décrié: transports polluants, destruction des écosystèmes naturels, bétonnage du littoral et de la montage et dénaturation du patrimoine culturel local sont portés à son passif. Ses défenseurs font état du grand nombre d'emplois créés, de l'amélioration de l'habitat, de la prospérité économique apportée, de l'ouverture à la modernité…

Edito: une société de consommation responsable?

Con-sot-mateur: les murs d'un certain mois de mai définissaient le consommateur comme doublement bête et voyeur. Une génération plus tard, le vocabulaire a évolué, le thème de la consommation responsable prolonge le refus du "consomme et tais-toi". Les campagnes comme De l'éthique sur l'étiquette et le développement du commerce équitable cherchent à faire du consommateur un acteur du développement durable, comme la RSE le fait du producteur, l'ISR de l'épargnant et l'Agenda 21 du citoyen.

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